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Montres KF

Spirograph Sport

Matière du boîtier
Acier
Bracelet
Cuir
Boucle
Boucle déployante
Etanchéité
30 m
Taille
ø 45 mm
Epaisseur
13.4 mm
Mouvement
Mécanique à remontage manuel
Réserve de marche: 44 h, 18000 alternances / heures
Fonctions
Heures, Minutes, Tourbillon, Echappement spécial
Tourbillon antichoc (5 000 G) ,100% Swiss Made, avec balancier amagnétique (1 000 Gauss) permettant une thermo-compensation "auxiliaire" et fonction de "stop balancier"
Référence
2147
Année
2019
Collection
Spirograph / Série limitée à 10 exemplaires
Prix TTC
95'000 CHF
Description

Montres Karsten Fräßdorf - La Chaux-de-Fonds

Spirograph Sport Calibre 440

La marque KF réinvente son modèle iconique Spirograph en lui attribuant de nouvelles fonctionnalités, repoussant ainsi — toujours plus loin — les limites de la personnalisation et de la chronométrie.

Autour de mon moteur

Fidèle au modèle d’origine, la Spirograph Sport met en lumière la fonction du tourbillon. Visible grâce à sa large ouverture sur le cadran à 6 heures, ce tourbillon 1 minute est muni d’un échappement conçu et développé à 100 % par la marque KF, tout comme le reste du mouvement qui l’anime. À l’arrivée, une montre entièrement Swiss Made produite à La Chaux-de-Fonds.

Fait extrêmement rare dans l’industrie, ce calibre a été pensé et construit autour de son balancier afin de répondre à la performance chronométrique pure. Pour ce faire, pas moins de deux nouvelles innovations entourent ce cœur chronométrique, forgé par la vision et les mains expertes d’un horloger régleur et concepteur de passion et de conviction.

Instrument de précision au quotidien, ce calibre manuel bat la cadence au rythme de ses 18’000 alternances par heure. Tout en rendant plus difficile le réglage de l’organe réglant, cette fréquence permet une meilleure gestion de l’énergie requise au bon fonctionnement de la montre. Elle permet aussi de diminuer l’usure des composants, tout en rendant la précision de la montre plus pérenne. Ainsi, par le choix des matériaux et la construction spécifique du calibre, cette montre accompagnera son porteur pour cette vie et celles des générations à venir, à condition que les cycles des services soient respectés.

Équipé d’une nouvelle suspension élastique, ce mouvement qui semble littéralement ‘voler’ dans son boîtier, peut absorber des chocs allant jusqu’à 5’000 G. C’est également un calibre endurant, puisque sa réserve de marche est de 70 heures, permettant dans l’absolu à la montre de fonctionner durant ce laps de temps sans avoir besoin d’être remontée manuellement via la couronne. Cependant, afin d’améliorer la précision chronométrique, cette autonomie est abaissée à 44 heures grâce au mécanisme dit de la « Croix de Malte » gage d’une force motrice plus stable.

Autour de mon esthétique

La boîte acier de 45 mm de diamètre révèle un cadran tout en transparence et en sobriété au motif « nid d’abeilles ». Cette décoration, clin d’œil aux armoiries de La Chaux-de-Fonds où la montre est produite, est contrastée par le jaune vif des aiguilles et la décalque des chiffres arabes à 3, 9 et 12 heures. Le même décor tramé étant repris dans les gravures de la platine visibles côté mouvement grâce au fond transparent de la glace saphir.

Comme d’accoutumé chez KF, l’esthétique de cette complication est totalement personnalisable : qu’il s’agisse du bracelet, de l’alliage de la boîte en passant par le choix du motif du cadran et de la décoration du mouvement. Touche ultime et ludique, il est possible également de choisir la couleur des aiguilles et des chiffres arabes appliqués sur le cadran. Exclusivité oblige, la Spirograph Sport sera disponible en 10 exemplaires.

Focus technique

Levé de voile sur un balancier révolutionnaire

Si la marque KF est synonyme de belle horlogerie, c’est à la chronométrie — soit la mesure exacte du temps — qu’elle dédie toute son attention.

Tout a commencé, il y a quelques années, par la réalisation d’un premier balancier sans serge muni de deux plots périphériques ronds supportés par un axe. Si cette conception résolument innovante est avant tout un clin d’œil aux chronomètres de marine qui fonctionnaient également avec de larges balanciers, elle est également une référence à la chronométrie et à ses origines.

Sur la base de ce nouveau balancier, deux nouvelles innovations viennent enrichir cette quête de la précision. La première a trait une problématique récurrente de l’horlogerie, à savoir le coefficient thermique qui entraîne la dilatation de certains composants lors de changements de température : enjeu majeur, surtout lorsque cela impacte des composants formant le cœur de la montre, en l’occurrence l’organe réglant. Dans les faits, une augmentation de quelques degrés de la température impacte le balancier qui va se dilater vers l’extérieur, engendrant ainsi parfois plusieurs secondes de retard. Ce phénomène est partiellement compensé par le biais du spiral qui va lui générer de l’avance. Depuis des décennies, l’horlogerie traditionnelle emploie donc ce que l’on appelle des balanciers dits « autocompensants », permettant ainsi de résoudre une grande partie des phénomènes liés à la dilatation. Cette nouvelle conception permet d’aller encore un peu plus loin en créant un balancier capable d’apporter une compensation qualifiée « d’auxiliaire », afin de réduire encore l’impact lié au coefficient thermique non résolu par un balancier autocompensant traditionnel.

Ce nouveau balancier en acier amagnétique et pouvant supporter une inertie de 85 gr/mm2 affiche une résistance allant jusqu’à 600 de dureté Vickers. Il est donc plus résistant aux chocs.

Dans les faits, le balancier est traversé en son centre par un axe (la planche du balancier) permettant une extension de la matière en cas d’augmentation de la température. Cette extension étant contenue par un deuxième axe (la barre), celle-ci demeurant invariable. Dès lors, en cas de dilatation de la matière, la force est redirigée sur les bras d’affixe. Chaque bras étant solidairement rattaché à l’axe invariable par un point de pivotement à vis permettant le mouvement vers l’intérieur du balancier. Les bras d’affixe peuvent ensuite accueillir, à différents endroits, un certain nombre de vis (de tailles et de matières différentes) permettant d’influer sur la masse effective, offrant ainsi à l’horloger la possibilité de travailler sur les variations d’inertie liées au coefficient thermique. C’est le principe dit de la « compensation auxiliaire ». Situées à l’opposé des bras d’affixe, deux masses auxiliaires de classement permettent de jouer sur la masse variable du balancier. Elles ont pour vocation de compenser le poids des vis placées sur les deux bras d’affixe afin que le balancier ne soit ni trop lourd, ni trop léger. Et, comme chaque détail compte, leurs surfaces peuvent être personnalisées (gravure ou sertissage notamment). Finalement, un troisième axe, perpendiculaire au premier, est doté à ses extrémités de deux vis permettant d’une part les réglages fins et, d’autre part, le classement du balancier à 18’000 alternances par heure.

En conclusion, l’innovation de ce mécanisme est donc de pouvoir exercer une influence réelle sur le coefficient thermique, normalement donné, après l’union du balancier au spiral. Mais dans cette valse emmenée par ces deux composants, le spiral est toujours impérial. Fait à la main, il a sa nature propre et est, par définition, unique pour chaque montre. Ne supportant aucune altération ou transformation, c’est donc au balancier qu’incombe la charge de parer aux aléas du temps et donc de changements de température. Il n’en demeure pas moins que le spiral doit lui aussi résister aux champs magnétiques toujours plus présents dans la vie quotidienne. C’est pourquoi il est composé d’un alliage dit « Straumann » supportant les champs magnétiques allant jusqu’à 1’000 Gauss. Au niveau de son fonctionnement, le spiral qui doit idéalement s’ouvrir de manière concentrique afin d’éviter tous balourds (phénomène de retard ou d’avance de la montre dans les positions verticales), est muni d’une courbe extérieure « Phillips » et une courbe intérieure « Grossman ».

À n’en pas douter, ce nouveau balancier spiral est le stradivarius de la chronométrie, tant il permet un réglage fin et pointu de l’organe réglant. C’est là toute la beauté du geste, lorsque la main experte de l’horloger régleur façonne le cœur de la montre en lisant et en interprétant les composants les plus sensibles de son moteur.

Mais que serait ce grand et beau spectacle sans avoir le loisir de l’observer ? La fonctionnalité dite de « stop balancier » représente donc la deuxième nouveauté. Ce mécanisme permet au porteur de la montre d’arrêter la cage de tourbillon ainsi que son balancier à tout moment, afin de contempler toute la magie qu’il distille.

Montres Karsten Fräßdorf - La Chaux-de-Fonds

La maîtrise horlogère au service de l’individualité

KF surprend la haute horlogerie suisse en devenant la maison horlogère capable de se façonner au gré de l’imaginaire de ses clients. Plus qu’une philosophie, KF est le concepteur de vos rêves, de la mesure sur mesure.

Il fallait un homme, Karsten Frässdorf, un maître horloger assez fou et audacieux pour porter un regard neuf sur l’horlogerie contemporaine. De ce nouveau souffle naquit la marque éponyme KF en 2016. Celle-ci, portée par une vision à contrecourant, plébiscite le client comme point de départ de toutes ses conceptions horlogères.

La philosophie KF c’est avant tout un savoir-faire authentique osant la modernité tout en célébrant le passé. C’est la désignation « Swiss Made » poussée à son paroxysme pour des montres développées, produites et assemblées à 100 % en Suisse, à La Chaux-de-Fonds. Une marque singulière, capable de développer n’importe quel calibre, jouant ainsi la carte de la liberté et de la créativité absolue en matière d’innovation. Mais, c’est aussi une maison ludique, qui embarque son client dans le fabuleux univers de la conception d’un garde-temps en lui offrant carte blanche sur le choix du design et des complications de sa montre. Une cadence, toute horlogère, qui fait vibrer l’éternité autant que la personnalité.

KF croit ainsi au partage. Celui d’une folie mutuelle entre technicité de haut vol et rêve éveillé pour façonner le paysage horloger et le penser comme autant d’individualités. Une individualité tout exclusive puisque chaque pièce est, par définition, unique tant par sa conception que par ses méthodes de réalisation. C’est l’esprit « atelier » que l’on découvre au travers de la marque située à La Chaux-de-Fonds, berceau de l’horlogerie et ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son urbanisme horloger.

À l’établi…

C’est une vie en mouvement mais c’est surtout Un homme : Karsten Fräßdorf.

L’horlogerie l’accompagne depuis bientôt quatre décennies. Tout a commencé par un réveil Junghans reçu à l’âge de quinze ans et qui faisait tic-tac plutôt fort. Cette mélodie, toute horlogère, ne l’a jamais plus quitté ; comme son réveil. Passionné par l’horlogerie mécanique, ce grand et beau spectacle, il devient Maître horloger, régleur et concepteur. Karsten peut créer, développer et régler n’importe quel garde-temps. De fil en aiguille, apprenti horloger, compagnon et Maître horloger, il a pratiqué la pendulerie et fut expert, puis chef d’atelier pour une maison de vente aux enchères. Chez Gübelin, il découvre les Grandes Complications, passion qui ne le quittera plus. Il ouvre successivement un atelier de restauration puis un bureau de conception mouvements avant de lancer sa propre marque éponyme en 2016 dans le Jura suisse.