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Vacheron Constantin

Patrimony, Hommage aux Grands Explorateurs

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Reference
N/A
Collection
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Description

UN TOUR DE FORCE DIGNE DE LA TRADITION DES HORLOGERS-MECANICIENS. LE MECANISME BREVETE OFFRE UNE LECTURE ORIGINALE DE L'HEURE ET DES MINUTES, ASSOCIE A UN TRAVAIL D'EMAILLAGE HAUTEMENT SOPHISTIQUE.


À un an à peine de son 250e anniversaire, Vacheron Constantin lance une véritable montre-merveille, confirmant que les siècles n'ont nullement émoussé l'audace et la vision créatrice de la plus ancienne manufacture horlogère au monde en activité, sans interruption, depuis sa fondation. Mariant techniques horlogères originales et savants Métiers d'Art, la montre Patrimony en hommage aux grands explorateurs fait revivre les exploits de plusieurs figures emblématiques de la découverte de notre monde. Les navigateurs portugais Fernand de Magellan et chinois Zheng Hé sont les deux premiers d'une série de huit explorateurs auxquels Vacheron Constantin rend hommage.

SUR LE CADRAN, L'HEURE VOYAGE

Les exploits de ces explorateurs n'avaient rien de statique et l'heure de la montre qui leur est dédiée suit obligatoirement leur exemple. Sur mer ou sur terre, elle voyage elle aussi, traversant pendant une heure précise le cadran émaillé, qui reproduit une carte des régions associées à leurs périples respectifs.

Étonnant parcours, certes, rendu possible par un mécanisme plus étonnant encore, et bien entendu exclusif, au coeur de la montre. À partir d'un très fiable mouvement à remontage automatique, cette complication fait appel à une série de dispositifs tout à fait originaux: couronne pivotante, doigts de positionnement et satellites rotatifs porte-chiffres au coeur desquels s'activent des croix de Malte, symbole consacré de la Maison. Plus d'un horloger non averti y perdrait son latin – avant d'applaudir sans réserve à une aussi remarquable réussite.

UN CADRAN A ETAGES

Le cadran polychrome en émail décors grand feu de ce modèle Patrimony hors normes se compose en fait de deux parties, la première surplombant l'autre. La partie supérieure illustre une partie du monde liée aux exploits d'un grand explorateur. Une bande couvrant 132° sur le bas du cadran en constitue la partie inférieure. Celle-ci porte la minuterie et c'est sur elle que, dans le sens horaire, défilent l'un après l'autre les douze chiffres de l'heure. Montre mystérieuse de grande tradition s'il en est, et saisissante complication assurément.


LES DEFIS D'UN EPOUSTOUFLANT METIER D'ART

Loin d'un aimable passe-temps, calme et de tout repos, l'émaillage décors grand feu a tout de l'apostolat. Royaume de l'imprévisible, peu de métiers mettent les nerfs à aussi rude épreuve.

Le travail d'émaillage commence par le dessin à l'aide d'une pointe fine des contours de la figure. Une après l'autre, dans un ordre bien déterminé, l'artiste posera point après point les couleurs. Chaque application donne lieu à un passage de quelques minutes dans un four chauffé à 700 - 800° C, suivi après refroidissement de l'émail d'un délicat ponçage. Cette opération se répétera avec chaque couleur, entraînant plus d'une trentaine de passages au four, à durée et intensité changeantes selon la couleur et l'importance de l'application. Enfin, un fondant translucide sera appliqué avant un ultime passage au four porté à 900°, suivi d'un lapidage et du polissage définitif.

L'imprévisible, lui, peut se manifester à tout instant, réduisant le travail d'une semaine à néant. Extrêmement fragile et capricieux, l'émail demande un refroidissement prudent et progressif jusqu'à la température ambiante de manière à lui éviter des tensions potentiellement destructrices allant jusqu'à une « explosion » de l'ouvrage.

Dans le cas présent, pour s'harmoniser parfaitement, les deux parties du cadran de la montre Patrimony doivent donc être émaillées, passées au four et terminées de concert. Double risque, mais double réussite...

Depuis des siècles métier par excellence de l'horlogerie genevoise de grande tradition, l'émaillage décors grand feu n'existe aujourd'hui que par le savoir-faire ancestral et le talent proche de l'abnégation de quelques artistes. Vacheron Constantin s'honore de pouvoir, avec leur concours, réaliser de tels chefs-d'oeuvre et de contribuer de la sorte à perpétuer des métiers aussi prodigieux.

UN MOUVEMENT DE TOUT REPOS, UNE COMPLICATION DE TOUTE BEAUTE

Ces fabuleux cadrans sont animés par un mouvement à remontage automatique ayant largement fait ses preuves, le calibre Vacheron Constantin 1126AT. Il porte le mécanisme breveté de l'étonnante complication, conçue et développée par les ingénieurs de la Maison, qui fait voyager les heures dans le sillage des explorateurs.

Les trois bras de la roue des heures sont prolongés par un satellite. Chacun porte quatre chiffres horaires, dont l'orientation est déterminée par une came en forme de croix de Malte. La couronne des heures tourne de manière à placer tour à tour celui des satellites qui porte l'heure appropriée devant la fente entre les deux parties du cadran. La came en forme de croix de Malte avance alors le chiffre approprié dans la fente et la couronne des heures la fait ensuite survoler de droite à gauche, en une heure précise, sur et en regard de la minuterie inscrite sur le cadran inférieur.

Délicatement ajourés, aériens, les chiffres semblent planer au-dessus du cadran, assurant la lecture de l'heure et de la minute sur les chiffres et les repères de la minuterie. L'effet est évocateur, inattendu, doucement poétique.

Ce nouveau tour de force vient rappeler que Vacheron Constantin a toujours démontré une grande capacité d'innovation en matière d'expression analogique de l'heure. Faisant appel aux ingénieurs-horlogers de la Manufacture, appuyant par ses commandes de très anciens et subtils Métiers d'art, la Maison a ici de nombreuses et mémorables créations à son actif.

LA PLANETE CERCLEE D'OR

Une simple lunette d'or jaune 18 ct de 39 mm de diamètre encadre la partie de notre planète figurant sur le cadran. Étanche jusqu'à 30 mètres, ce boîtier comprend une glace saphir bombée traitée antireflets. Un bracelet en cuir d'alligator mississipiensis doté d'une boucle déployante également en or jaune 18 ct complète l'ensemble.

Chaque montre-bracelet Patrimony en hommage aux grands explorateurs est livrée dans un coffret en bois précieux contenant une loupe, pour permettre à son très connaisseur propriétaire d'admirer et de faire admirer la finesse du travail de l'émail.

Une telle oeuvre d'art ne saurait se multiplier à l'infini. Aussi l'ensemble des sujets correspondant aux huit grands explorateurs ne sera-t-il réalisé, lentement et scrupuleusement, qu'à un total de deux-cent quarante exemplaires au cours des prochaines années.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Références 47070/000J-9076 et 47070/000J-9084
Calibrecal. 1126AT, à remontage automatique, avec mécanisme additionnel de défilement mobile des heures sur 120°
Épaisseur 7,20 mm
Diamètre
26,00 mm, soit 11 1/2 lignes
Empierrage36 rubis
Fréquence28'800 A/h
Réserve de marche 40 heures
Indications heures et minutes
Boîtieror jaune 18ct, de 39 mm de diamètre
Étanchéitéjusqu'à 30 m
Cadran en or 22 ct, composé de deux parties, émaillé décors grand feu, intégralement réalisé à la main selon le procédé traditionnel
Braceletcuir d'alligator mississipiensis, cousu main, brun
Fermoirboucle déployante, en or jaune 18 ct

 

AFFICHAGES PARTICULIERS ET ORIGINAUX :
LA LONGUE TRADITION DE VACHERON CONSTANTIN

L'horlogerie s'est singularisée de longue date par sa quête d'originalité dans le mode de lecture de l'heure. Dès l'apparition de la montre de poche, le génie d'horloger-mécanicien s'exprimera pour dépasser la simple fonctionnalité attribuée à la montre, celle de rythmer l'écoulement du temps par l'intermédiaire des aiguilles de l'heure et des minutes traditionnellement concentriques. Divers systèmes mécaniques offrant des fonctions complémentaires ou plus sophistiquées lui seront rapidement rajoutés. Cette évolution s'est notamment exprimée dans le domaine de l'affichage horaire et calendaire, un domaine dans lequel Vacheron Constantin a, durant sa longue histoire entamée en 1755, excellé. Le parcours chronologique de la Maison est régulièrement jalonné de nombreux mécanismes offrant un système original de visualisation de la lecture des heures et des minutes.

C'est en 1825 déjà que l'offre de la Maison comporte un modèle à heures sautantes et tour des minutes décentré. Cette spécialité, cultivée jusqu'à date très récente en montre-bracelet, s'enrichira dès l'année suivante d'un modèle offrant en sus un mécanisme à répétition sonnant les heures et les quarts. Par la suite, minutes trainantes et affichage du jour et de la date compléteront l'heure sautante. Le travail effectué par Vacheron Constantin dans ce domaine très particulier explorera également durant les premières décennies du XXe siècle l'affichage dit « mystérieux », qui signale les indications horaires par le biais de disques rotatifs gradués.

Un pas décisif est franchi par la Manufacture en 1930, qui présente à cette date des montres de poche dites « bras en l'air ». Ce développement permettait de mettre en scène un affichage analogique de type « rétrogradant » à la demande de part et d'autre du cadran : les deux aiguilles signalant respectivement les heures et les minutes sont les deux bras d'une figurine centrale. La lecture de l'heure et des minutes s'effectue par pression sur le poussoir situé sur la carrure du boîtier.

Cet affichage, très particulier, a été soigneusement cultivé par la Maison jusqu'à aujourd'hui. En 1994, Vacheron Constantin présente un modèle reprenant l'esprit de l'affichage « bras en l'air », mais appliqué cette fois à la montre-bracelet, soit dans un volume notablement restreint. La montre Mercator, hommage rendu à l'humaniste et savant géographe Gérard Mercator (1512-1594), offre un affichage double rétrogradant et divergent à double secteur des heures et des minutes, sur un cadran décoré d'une carte hémisphérique en émail polychrome à fond champlevé. Les deux aiguilles, positionnées sur l'axe de midi, permettent la lecture instantanée de l'heure et des minutes. Les aiguilles forment un compas aux pieds mobiles, semblable à l'instrument que le cartographe utilisa toute sa vie durant et dont il fit sa signature. A la suite de cette création originale succéda Saltarello, affichage rétrogradant des minutes et heures sautantes.

 

L'EMAILLAGE, METIER D'ART, ECOLE DE PATIENCE.

Ni café ni thé et bien entendu pas de tabac... Bref, aucun excitant. La main doit toujours demeurer ferme, sûre, précise. C'est la rançon du métier. Sa maîtrise requiert une discipline de tous les instants, condition indispensable à la réussite d'un métier d'art parmi les plus exigeants qui soient. Seul, peut-être, l'enlumineur de manuscrits du Moyen Âge travaillait dans des conditions quelque peu comparables.

L'artiste qui réalise des cadrans tels que ceux de la Patrimony créée en hommage aux grands explorateurs commence par tracer à l'aide d'une pointe sèche les contours de son sujet dans une plaque d'or 22 carats d'à peine 0,50 mm d'épaisseur et de quelques dizaines de millimètres de diamètre. Dans certains cas, il évidera au burin d'imperceptibles cavités destinées à recevoir l'émail.

Travaillant sous binoculaire à fort grossissement, il déposera sur la plaque du cadran à l'aide d'un pinceau composé d'un ou deux poils de martre quelques points d'émail de la couleur choisie, les couleurs étant toujours appliquées dans un ordre précis.

Cette opération sera suivie d'un premier passage dans un four à 700° - 800°. Après refroidissement, ponçage, parfois avec de la poudre de corindon, et méticuleux polissage, une nouvelle application aura lieu. Nouveau passage au four... et ainsi de suite jusqu'à plus d'une trentaine de fois par cadran. Les temps de passage doivent être soigneusement calculés selon le type et la quantité de matière appliquée et leur durée fait partie des secrets d'atelier de chaque artiste. Après application d'une couche de fondant translucide et un dernier passage au four à 900°, le cadran subira un ultime lapidage et un polissage final.

La procédure complète met les nerfs à rude épreuve. Fragile, très capricieux au refroidissement, l'émail peut « exploser » à la sortie du four. C'est dire que le refroidissement doit être prudent et progressif, évitant les brusques changements de température afin d'éviter la perte irrémédiable de longues heures de travail.

Dans le cas des cadrans de la Patrimony en hommage aux grands explorateurs, les deux parties devront être émaillées ensemble afin d'assurer leur parfaite homogénéité: mêmes couleurs, mêmes temps de passage au four... La nature artisanale du travail fait forcément de chaque exécution, de chaque cadran, une pièce absolument unique, forcément d'une extrême valeur car «le même n'est jamais tout à fait le même».

Vacheron Constantin demeure la seule Maison à faire réaliser des cadrans émaillés aussi élaborés. Dépositaire des plus anciens et précieux savoir-faire de l'horlogerie genevoise de grande tradition, la plus ancienne Manufacture au monde en activité continue depuis sa fondation assume aujourd'hui ce passé avec la satisfaction de perpétuer un véritable trésor: les Métiers d'Art.

 

ZHENG HÉ (1371~1434)
DANS LE SILLAGE D'UN GRAND NAVIGATEUR

Alors que l'Europe croit encore aux légendes et aux fables marines, les Chinois domptent les flots, inventent la boussole, se dirigent depuis longtemps grâce à la Croix du Sud et l'Étoile Polaire, développent des outils de navigation spectaculaires. Afin de mesurer le temps, ils brûlent des bâtons d'encens gradués ; s'inspirant de la structure à plusieurs chambres du bambou, ils construisent des parois étanches pour leurs vaisseaux. Au début du XVè siècle, les expéditions maritimes chinoises se multiplient. La dynastie Ming se dote d'une des flottes les plus puissantes de l'Histoire : 62 grandes jonques et plus de 100 bateaux de moindre tonnage transportent près de 30 000 hommes. Figure de proue de cette armada, Zheng Hé, célèbre amiral surnommé l'Eunuque aux Trois Bijoux : castré alors qu'il était adolescent pour être placé chez un prince de la dynastie, il se voit attribuer le nom religieux San Bao, signifiant « trois joyaux ». En plus de l'équipage, les bateaux embarquent scientifiques, fonctionnaires et interprètes parlant toutes les langues des côtes bordées par l'Océan Indien, de l'arabe au vietnamien. Un siècle avant que les premiers Européens n'atteignent cette partie du globe, Zheng Hé l'avait déjà parcourue lors de sept expéditions navales et noué des contacts dans une quarantaine de pays, du Sud-Est asiatique jusqu'en Afrique et en Arabie. Ainsi rentra-t-il avec une girafe offerte par le sultan de Malindi, sur la côte de l'actuel Kenya. Installée dans le zoo impérial, la « licorne céleste » comme l'appelèrent les Chinois, fut considérée comme un signe de bon augure. Indochine, Malaisie, Indonésie, Inde, Ceylan, golfe Persique, Somalie, Mecque… une grande leçon de navigation, une ferveur exploratrice sans pareil.

 

FERNAND DE MAGELLAN (1480~1521)
PREMIER TOUR DU MONDE

20 septembre 1519 : avec une flotte de cinq navires et 300 hommes, Fernand de Magellan quitte le port de Séville pour les « îles des Épices » - l'Indonésie, en direction de l'Ouest. Un rêve qui a pris forme au fil d'années d'études et de recherches et qui repose sur une certitude : il est possible d'atteindre l'Asie en contournant les terres découvertes par Christophe Colomb, par un passage au sud du continent américain. À l'époque, un véritable défi. L'expédition jette l'ancre au Brésil, dans l'actuelle baie de Rio de Janeiro, puis suit la côte jusqu'en Patagonie. Mutineries, batailles, naufrages, privations et maladies ne parviennent pas à entamer l'enthousiasme et la détermination de Magellan. Il découvre ainsi le détroit qui porte encore son nom et, en le contournant, les territoires de la côte qu'il appelle « Terre de Feux ». Il s'engage dans la haute mer, dont les eaux sont alors si calmes qu'il les baptise « Océan Pacifique », pour enfin atteindre la frontière orientale de l'Asie. Pari réussi. C'est aux Philippines, en 1521, qu'il trouve la mort lors d'une bataille avec les indigènes. Un seul vaisseau rentrera en Espagne, sans lui, avec à son bord dix-huit hommes et une cale remplie d'épices. C'est le premier navire à avoir accompli le tour du monde. La boucle est bouclée. Bien plus que son objectif, Magellan a fait la preuve que la Terre était bien ronde.

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Service de presse Vacheron Constantin – Pascal Brandt
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